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Statistiques et graphiques 2004

Archives 2003


Hébergement 2004

À 340 reprises, le SQUAT a offert de l’hébergement. 340 fois, un ou une jeune ne pouvait pas trouver d’alternative autre que le SQUAT pour dormir en sécurité. Ce chiffre s’apparente à celui de l’an dernier. Nous avions, à cette époque, estimé à 336 le nombre de nuitées offertes aux jeunes. Cette année, aucune estimation, mais nous avons instauré un processus plus rigoureux dans la collecte de données. Une variante sera ajoutée puisque les jeunes qui ne complètent pas la nuit pour diverses raisons ne sont plus recensés.

  • En 2004, on note un accroissement pour l’hébergement des garçons, et une légère diminution pour les filles.
  • Une augmentation importante est notée au niveau du printemps 2004.
  • 16% de ces jeunes sont des nouveaux arrivants. Ils étaient inconnus de notre ressource avant la demande d’hébergement.

Provenance 2004

Sur ce graphique vous remarquerez que 30 % de notre clientèle ne correspond à aucune catégorie. Aucune étiquette ou aucun qualitatif n’était assez fort pour nous, alors nous avons écrit : rien… 30 % des jeunes qui ont dormi ici n’étaient pas recherchés par personne, n’étaient pas considérés comme fugueurs puisque aucune personne ne s’est préoccupé d’eux… Lorsque nous faisions les contacts, les personnes contactées ne s’intéressaient pas du tout au sort de ces enfants. 30 % … Trois fois le nombre de l’an dernier. Trois fois plus de jeunes anonymes… que les mailles de nos organisations sociales et familiales ont laissé s’échapper.

Les visites

À 952 reprises durant l’année, quelqu’un requérait nos services durant la journée. Le service de visite se voulait un complément à l’hébergement. Aujourd’hui, l’exclusivité n’est plus réservée à nos résidents.
Les commandes de nourriture ont doublé hebdomadairement depuis 2003. Beaucoup de soupes populaires ont restreint l’accès des mineurs à leurs services. Aujourd’hui, le SQUAT répond à toutes sortes de besoins qui s’inscrivent dans son mandat. Victime de cette popularité, nous devrons améliorer notre fonctionnement interne, car désormais il ne sera plus envisageable de répondre à ces besoins sans directement affecter l’efficacité de nos services. La situation de ces jeunes à l’arrivée est toutefois différente du service d’hébergement.

Fréquentation mensuelle des jeunes en visite par genre

Travail de rue

2004 a commencé avec l’obligation de couper dans le service de rue. Cela faute de financement et de réorganisation interne, le service a été offert toute l’année, mais avec comme effectif, un seul travailleur de rue. Difficile pour un seul homme de couvrir un si vaste territoire. Pénible également de pouvoir travailler efficacement lorsque nous n’avons pas un allié intervenant dans la même ressource. Grâceà des collaborations exceptionnelles avec d’autres organisations, nous avons quand même su être au bon endroit au bon moment. Voici un portrait du type de personne rencontrée. Le service de rue se veut un complément au service du SQUAT, mais n’est pas une instance de rabattage pour débusquer les fugueurs.

Certains des jeunes que rencontrera le travailleur de rue ne poseront jamais le pied au SQUAT. La rupture est si profonde que même notre ressource représente trop l’institutionnel pour eux. D’où l’idée d’avoir un intervenant sur le terrain.

Quelques statistiques – Agent de liaison

Le service le plus récent du SQUAT repose sur les épaules de l’agent de liaison. L’innovation de ce type de service a permis à plusieurs jeunes du réseau scolaire et des maisons de jeunes d’entendre parler de la ressource.À plusieurs reprises, nous avons même dû passer le flambeau à d’autres organismes puisque les problématiques spécifiques relevaient du champ de compétence d’avantage approfondi par certains confrères. Aujourd’hui euxmêmes nous réfèrent lorsque la demande est concentrée sur l’itinérance des jeunes, la fugue et les phénomènes s’y rattachant.

De avril à décembre 2004

  • 150 animations dans les écoles
  • 11 présentations formelles du SQUAT
  • 4 formations données sur la fugue à des intervenants
  • Participation à 4 kiosques d’information
  • Plus de 15 visites et présentations formelles du SQUAT
  • Soutien formel à des jeunes sur un projet d’école portant sur la violence
  • 4780 jeunes rejoints
  • 1050 adultes rejoints
  • 20 000 personnes rejointes à la fête de St-Roch (estimation faite par les organisateurs de l’événement).