Historique de l'organisation
En 1995, la ville de Québec est dépourvue de ressources pour jeunes dans la rue. Plusieurs groupes se sont formés pour mettre sur pied une ressource d’hébergement pour jeunes. N’ayant pas de modèle de ce genre dans la Capitale, la Régie régionale de l’époque demande au milieu communautaire de faire une étude de faisabilité.
Une concertation naît entre plusieurs ressources travaillant avec les jeunes. Sur cette table étaient présents des instances, comme la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), le service de police et des organismes communautaires, comme la Maison Dauphine. La première motivation était de permettre l’émergence d’un lieu qui pourrait héberger les jeunes de 12 à 17 en difficulté.
Le rapport est déposé, ce service se doit d’exister! Et c’est en 1999 que la ressource a ouvert ses portes, sous l’appellation « Gîte du Nomade ». On offrait un abri temporaire pour garçons et filles de 12 à 17 ans.
Comme toute organisation qui commence, des réorganisations deviendront nécessaires, et en 2003, Le Gîte fait peau neuve, nouveau conseil d’administration, nouveau coordonnateur, mouvement dans le personnel et changement de nom. Désormais, pour des raisons pratiques et en accord avec la volonté des jeunes, le «Gîte» devient le SQUAT Basse-Ville, les voyageurs perdus ne recherchant plus un gîte du passant et la confusion avec d’autres ressources ayant le mot Gîte devenant obsolète.
Mission de l'organisme
Offrir un hébergement temporaire aux jeunes de 12 à 17 ans en situation de rupture avec leur milieu d’appartenance : fugue déclarée ou non, mise à la porte du domicile familial. Notre intervention consiste à lui offrir les services de premier recours, à orienter le jeune, et lui permettre de reprendre contact avec son milieu.
SQUAT International
Un membre de notre équipe a réalisé un vieux rêve. Aller voir comment travaillent des gens d’ailleurs… en dehors
du contexte Québec, Amérique du Nord…
Une petite escapade au Rwanda nous a convaincus que l’expertise de pays plus pauvres apporte toujours beaucoup à une équipe d’intervenants comme la nôtre. Ce type de projet, bien que le SQUAT ne soit pas encore en
mesure de le supporter financièrement, motive les troupes et nous permet de sortir la problématique du contexte
sociopolitique. Le souhait de partager cette expertise avec d’autres intervenants et même avec les jeunes motive
la concrétisation d’expériences futures.
SQUAT sur le Net!
En 2004 le SQUAT s’actualise en se dotant d’un site internet. L’équipe de Vision3w fut d’un très grand
secours et nous sommes fiers du résultat. De juillet à décembre, environ 800 personnes sont passées
sur le site. L’achalandage provient de partenaires, mais aussi de jeunes qui utilisent de plus en plus le
courriel comme moyen de communication.
À notre grand étonnement, le site offre également une ouverture sur le
monde par le biais d’Internet. Des visiteurs belges, français, africains, des
trois Amériques et même de certains pays de l’ancienne URSS. Des partages
de connaissances de type international renforcent notre expertise locale.
Des jeunes à la rue, c’est mondial.
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